Version française du jugement de la Cour rendu par
Dans la mesure où l'alinéa 28c) de la Law Society Act, R.S.O. 1980, chapitre 233, exclut les personnes qui ont le statut de résident permanent du Canada, est‑elle inopérante et sans effet en raison de l'article 6 de la Loi constitutionnelle de 1982 ?
charte canadienne des droits et libertés
...
Liberté de circulation et d'établissement
6. (1) Tout citoyen canadien a le droit de demeurer au Canada, d'y entrer ou d'en sortir.
(2) Tout citoyen canadien et toute personne ayant le statut de résident permanent au Canada ont le droit:
a) de se déplacer dans tout le pays et d'établir leur résidence dans toute province;
b) de gagner leur vie dans toute province.
(3) Les droits mentionnés au paragraphe (2) sont subordonnés:
a) aux lois et usages d'application générale en vigueur dans une province donnée, s'ils n'établissent entre les personnes aucune distinction fondée principalement sur la province de résidence antérieure ou actuelle;
b) aux lois prévoyant de justes conditions de résidence en vue de l'obtention des services sociaux publics.
(4) Les paragraphes (2) et (3) n'ont pas pour objet d'interdire les lois, programmes ou activités destinés à améliorer, dans une province, la situation d'individus défavorisés socialement ou économiquement, si le taux d'emploi dans la province est inférieur à la moyenne nationale.
La Law Society Act, R.S.O. 1980, chap. 233, art. 28:
[TRADUCTION] 28. ...
c) les citoyens canadiens ou autres sujets britanniques
(i) qui sont membres le 31 décembre 1980, ou
(ii) qui, après cette date, complètent avec succès les cours de formation professionnelle du barreau, sont appelés au barreau et sont admis et inscrits comme procureur, ou
(iii) qui, après cette date, viennent de l'extérieur de la province de l'Ontario, sont appelés au barreau et sont admis et inscrits comme procureur,
sont membres et peuvent pratiquer le droit en Ontario, comme avocat et procureur;
...
[TRADUCTION] La question de savoir si une loi incompatible avec la constitution peut devenir la loi du pays revêt une importance majeure pour les États‑Unis, mais heureusement elle n'est pas aussi complexe qu'importante. Pour la trancher, il ne semble nécessaire que de reconnaître certains principes que l'on présume bien établis depuis longtemps. [Marbury v. Madison, 5 U.S. (1 Cranch) 137 (1803), à la p. 175.]
Il procède ensuite à une longue analyse qui n'est pas sans ressembler à celle faite par le Conseil privé et cette Cour en examinant le partage des pouvoirs et les dispositions relatives aux institutions qui se trouvent dans la Constitution telle qu'elle existait, du moins jusqu'en 1981. Quant à la nature d'une constitution écrite relativement aux gouvernements constitutifs, le Juge en chef poursuit, aux pp. 176 et 177:
[TRADUCTION] Tous les auteurs d'une constitution écrite ont certainement voulu en faire la loi fondamentale et suprême de la nation, et, en conséquence, chacun de ces gouvernements doit avoir pour principe qu'une loi de la législature incompatible avec la constitution est nulle.
Cette théorie est un aspect essentiel d'une constitution écrite et, en conséquence, cette Cour doit la considérer comme un des principes fondamentaux de notre société. Il ne faut donc pas l'oublier en poursuivant l'examen du présent sujet.
La Cour aborde ensuite, à la p. 177, le rôle des tribunaux:
[TRADUCTION] Il appartient nettement au pouvoir judiciaire de préciser l'état du droit. Ceux qui appliquent la règle à des cas particuliers doivent nécessairement exposer et interpréter cette règle. Si deux lois entrent en conflit, les cours doivent décider de l'application de chacune d'elles.
Donc, si une loi est incompatible avec la constitution et que la loi et la constitution s'appliquent toutes deux à un cas particulier, de sorte que la cour doit statuer sur ce cas en conformité avec la loi sans tenir compte de la constitution, ou encore en conformité avec la constitution sans tenir compte de la loi, la cour doit déterminer laquelle de ces règles contradictoires s'applique à l'affaire. Cela relève de l'essence même de la fonction judiciaire.
[TRADUCTION] Si une constitution devait comporter les détails précis de toutes les subdivisions que peuvent comprendre ses pouvoirs étendus et de tous les moyens par lesquels ils peuvent être appliqués, elle aurait la longueur d'un code et pourrait difficilement être saisie par l'intelligence humaine. Le public ne parviendrait probablement jamais à la comprendre. Sa nature exige donc que seules les grandes lignes en soient tracées, que les sujets importants soient mentionnés et que les éléments secondaires qui composent ces sujets soient déduits de leur nature même desdits sujets... Dans l'étude de cette question, alors, nous ne devons jamais oublier que c'est une constitution que nous explicitons.
En reconnaissant que le pouvoir législatif et judiciaire prévu par la Constitution est limité, le Juge en chef des États‑Unis souligne, à la p. 421, que la Cour doit permettre au pouvoir législatif d'exercer le pouvoir discrétionnaire que la Constitution accorde et qui:
[TRADUCTION] ...permet à cet organisme de remplir les hautes fonctions qui lui incombent, de la manière la plus profitable à la population. Si la fin est légitime, si elle se situe dans le cadre de la constitution, tous les moyens appropriés, qui sont manifestement assortis à cette fin et qui ne sont pas prohibés, mais conformes à la lettre et à l'esprit de la constitution, seront constitutionnels.
1. La conjonction "and" qui se trouve entre les al. a) et b) du texte anglais (mais non dans le texte français) et la rubrique "Liberté de circulation et d'établissement" qui précède tout l'art. 6 permettent d'interpréter le paragraphe comme si les mots "et alors" étaient sous‑entendus entre les deux alinéas, de sorte que les al. a) et b) se liraient de la façon suivante:
Tout citoyen...et...résident permanent ont le droit
a) de se déplacer dans tout le pays et d'établir leur résidence dans toute province; [et alors]
b) de gagner leur vie dans toute province.
2. On peut interpréter séparément les deux alinéas du par. (2) en escamotant la conjonction "and" entre les al. a) et b) du texte anglais, en n'accordant aucune valeur interprétative à la rubrique "Liberté de circulation et d'établissement" et en tenant compte de la présence du par. (4) qui peut indiquer que "circulation et établissement" ne sont pas des éléments nécessaires de chacune des parties de l'art. 6. On peut dire qu'une telle interprétation emporte la reconnaissance de deux droits distincts dans les al. a) et b), le premier étant celui de se déplacer dans tout le pays et de résider dans toute province, le second étant celui, pour un résident permanent, de travailler dans toute province sans être astreint à aucune loi de la province qui, en réalité, vise à restreindre le droit d'un résident permanent d'y travailler.
3. La troisième interprétation de l'al. (2)b) consiste à séparer les deux al. a) et b) comme si la conjonction "and" du texte anglais n'existait pas, mais à interpréter l'al. b) comme s'il comportait un élément de "circulation et d'établissement" obligatoire. L'alinéa b) garantirait alors à un résident permanent le droit de travailler "dans toute province", qu'il ait ou non exercé le droit prévu à l'al. a) de se déplacer dans tout le pays et d'établir sa résidence "dans toute province". On peut dire qu'une telle interprétation a pour effet de séparer les deux alinéas, mais non de les dissocier l'un de l'autre ou du reste de l'article. C'est là le point de vue proposé par Me MacPherson pour le compte du procureur général de la Saskatchewan. La disposition viserait de plus le cas de ceux qui traversent la frontière pour travailler dans la province voisine de leur province de résidence, que le résident permanent ait ou non emménagé, antérieurement ou par la suite, dans la seconde province pour commencer à y travailler ou continuer de le faire.
[TRADUCTION] Lorsque le texte d'un article est ambigu, on peut avoir recours au titre et aux rubriques de la loi où l'article se trouve pour en restreindre ou en étendre le sens selon ce qui correspond le mieux à l'intention de la loi, mais ni le titre ni les rubriques ne peuvent servir à déterminer le sens de mots qui en soi sont clairs et précis: The "Cairnbahn", [1914] P. 25, aux pp. 30 et 38; Fletcher v. Birkenhead Corporation, [1907] 1 K.B. 205, aux pp. 214 et 218.
Le juge Rand, aux motifs duquel trois autres juges de la Cour ont souscrit, n'a pas tenu compte de la présence d'une rubrique dans la Loi de la cour de l'échiquier, S.R.C. 1927, chap. 34, modifiée par 1943‑44 (Can.), chap. 25. La disposition en cause avait été ajoutée par une loi modificatrice qui ne comportait pas une telle rubrique, celle‑ci ayant été insérée au moment de l'adoption initiale de la Loi. Le tribunal de première instance avait tenu pour acquis que le groupe d'articles dont l'article en cause faisait partie était régi par la rubrique. Le juge Rand affirme, à la p. 491:
[TRADUCTION] Quant à la deuxième question, on peut noter que la modification est contenue dans une loi qui n'indique aucunement qu'il faut l'inclure dans le groupe mentionné; on pourrait tout aussi bien la placer sous la rubrique qui précède immédiatement l'art. 51 de la Loi de la cour de l'échiquier, "Effet du paiement ou du jugement". Son contenu n'a rien à voir avec les règles applicables au calcul des dommages‑intérêts et ses termes et son objet sont clairs. Elle aurait pu faire l'objet d'une loi distincte et, dans ce cas, on pourrait difficilement prétendre que ses termes généraux ne s'appliquent pas à une procédure comme celle de l'espèce; je ne vois pas de différence dans la forme qu'on lui a donnée.
[TRADUCTION] Ces différentes rubriques ne doivent pas être traitées comme s'il s'agissait de notes marginales ou comme si elles avaient été insérées dans la Loi dans le seul but de classifier les dispositions. Elles constituent une partie importante de la Loi elle‑même. Il faut y voir, je crois, non seulement une explication des articles qui les suivent immédiatement, tout comme on peut se référer au préambule d'une loi pour expliquer ses dispositions, mais, selon moi, un meilleur moyen d'interprétation des articles qui les suivent que celui qu'offre un simple préambule.
En l'espèce, la Cour d'appel a mentionné l'arrêt Director of Public Prosecutions v. Schildkamp, [1971] A.C. 1, où en décidant que l'utilisation que l'on doit faire de ces rubriques doit dépendre des circonstances de chaque cas, l'un des membres de la cour, savoir lord Upjohn, a affirmé, à la p. 28:
[TRADUCTION] À mon avis, on a tort de limiter leur rôle à la solution des ambiguïtés du texte de la loi.
Lorsque la cour qui interprète la loi la lit en entier pour la comprendre, elle doit lire les rubriques aussi bien que le texte de la loi car elles constituent toujours une indication de l'intention que le Parlement avait en adoptant les articles qui les suivent immédiatement. La question de savoir si les rubriques ne sont rien de plus qu'une indication ou une étiquette ou si elles peuvent être utiles pour interpréter ces articles ou même en déterminer le sens ou la portée dépend nécessairement des circonstances de chaque cas, et je ne crois pas qu'il soit possible d'énoncer une règle quelconque.
Sa Seigneurie a conclu que [TRADUCTION] "Le recours aux rubriques permet de dissiper ce doute immédiatement". Plus loin dans ses motifs, Sa Seigneurie compare, à certains égards, une rubrique à un signe de ponctuation. D'autre part, lord Reid fait remarquer, à la p. 10:
[TRADUCTION] De façon stricte, on peut dire qu'il ne faut pas tenir compte de ces [rubriques] puisqu'elles ne proviennent aucunement des délibérations du Parlement.
Sa Seigneurie souligne que les rubriques ne font jamais l'objet d'une modification et qu'en réalité, elles sont changées par les fonctionnaires du Parlement de concert avec les rédacteurs des lois. Il conclut cependant, à la p. 10:
[TRADUCTION] Donc, si la jurisprudence est ambiguë et s'il est possible de trancher la question dans un sens ou dans l'autre, je ne vois pas de mal à tenir compte de toutes ces choses à condition d'être conscient qu'elles ne peuvent avoir la même valeur que les termes mêmes de la Loi. La ponctuation peut faciliter jusqu'à un certain point l'interprétation. Une rubrique doit indiquer la portée des articles qui la suivent, mais il y a toujours une possibilité que la portée de l'un de ces articles ait été élargie par voie de modification.
Lord Hodson fait observer, à la p. 12:
[TRADUCTION] L'interprétation de l'article pertinent ne devrait pas dépendre en définitive de la prise en considération des rubriques même si l'on peut en tenir compte jusqu'à un certain point.
Il poursuit, aux pp. 12 et 13:
[TRADUCTION] Je n'ai pas analysé plus avant la question des rubriques à propos de laquelle on a, à l'occasion, exprimé des avis contradictoires puisque la question ne se pose pas dans le présent appel. Je suis frappé par le fait qu'elles ne font pas partie du texte adopté dans une loi, mais sont ajoutées par les fonctionnaires du Parlement avant de prendre la forme qu'elles ont dans le texte de l'imprimeur du Roi. Je ne leur prêterai donc pas un effet déterminant.
D'autre part, lord Guest a ignoré complètement la question des rubriques parce que le texte de la loi, dans sa version originale, n'en comportait aucune et que l'affaire soumise à la cour devait être tranchée selon le texte de loi qui existait à l'époque et non selon la loi qui comportait les rubriques. Le vicomte Dilhorne a conclu, à la p. 20, que bien qu'on ait le droit de prendre connaissance des rubriques:
[TRADUCTION] ...l'importance qu'on doit leur accorder est, à mon avis, très faible et moindre que celle qu'on doit accorder à un préambule.
...
Elles ne visent pas à déterminer la portée des termes de la Loi et ce serait une erreur de les laisser le faire.
Dans Lloyds Bank Ltd. v. Secretary of State for Employment, [1979] 2 All E.R. 573, le juge Talbot a analysé l'arrêt Schildkamp, précité, et il a conclu, à la p. 577:
[TRADUCTION] Il semblerait donc qu'il est permis de prendre connaissance d'une rubrique et d'en tenir compte pour analyser le texte de la loi qu'elle régit, quoiqu'il faille prendre garde de ne pas lui accorder plus d'importance qu'au texte même de l'article et ne pas en faire un facteur déterminant dans l'interprétation de l'article.
[TRADUCTION] Lorsque le texte est complexe et prolixe, les rubriques et les titres peuvent simplement servir à annoncer les dispositions de façon très générale; ...Les facteurs de ce genre ont amené la règle de prudence que le titre d'une loi et la rubrique d'un article ne peuvent restreindre le sens ordinaire du texte.
M. Driedger, dans son ouvrage précité, conclut, à la p. 138:
[TRADUCTION] Les rubriques, tout comme les notes marginales, sont également ajoutées au texte d'une loi, mais elles ne font pas grammaticalement partie du texte adopté. Elles ont cependant plus d'importance que les notes marginales.
L'auteur conclut plus loin, à la p. 147:
[TRADUCTION] Si toutefois le texte de la loi ne permet pas d'en extraire clairement l'objet, alors cette "preuve moindre" acquiert plus d'importance et peut avoir suffisamment de poids pour faire pencher la balance. On prétend ici qu'il est incorrect d'affirmer qu'on ne peut avoir recours au contexte non immédiat que s'il existe un doute sur le sens des mots; il est plus exact de dire que si les mots de la loi ne manifestent pas clairement son objet, il est alors permis de faire appel au contexte non immédiat pour en trouver l'objet.
[TRADUCTION] Il s'agit d'une disposition qui vise à empêcher toute province d'établir des barrières qui interdiraient aux personnes d'une autre province de joindre sa main‑d'oeuvre, dans le cadre d'une politique visant à favoriser ses propres résidents. Le résident permanent qui se rend dans une autre province a le droit d'y gagner sa vie qu'il soit avocat ou mécanicien de classe "A"...
Un peu plus loin dans ses motifs, Sa Seigneurie affirme:
[TRADUCTION] À mon avis, ce droit est, pour quiconque veut travailler, celui de ne pas se voir imposer des barrières provinciales. ... Il ne lui est pas imposé de barrières provinciales qui l'empêchent, à titre de résident permanent au Canada, de se déplacer librement partout au Canada dans le but de gagner sa vie.
La décision rendue par le juge en chef Deschênes dans Malartic Hygrade Gold Mines Ltd. c. La Reine du chef du Québec, [1982] C.S. 1147, 142 D.L.R. (3d) 512, est aussi instructive. Le Juge en chef avait à déterminer le sens et la portée de l'al. 6(2)b) quant à la revendication du droit d'un avocat de l'Ontario d'agir dans une procédure judiciaire au Québec sans avoir obtenu un permis ou une licence du barreau du Québec conformément à la loi québécoise. Le Juge en chef dit à propos de l'al. b):
Cette disposition vise sans doute à donner à la citoyenneté canadienne son sens véritable et à prévenir l'érection de murailles artificielles entre les provinces.
Il ajoute plus loin, quant à l'art. 6:
En principe la Charte veut donc assurer la mobilité interprovinciale.
L'objet principal de la décision du Juge en chef est toutefois le par. 6(3) qui ne nous intéresse que de façon indirecte.
Il convient, croyons‑nous, d'examiner la situation historique qui a suscité les dispositions de l'Acte pour l'institution du Sénat comme partie du système législatif fédéral. Pendant les débats de la Conférence de Québec en 1864, beaucoup de temps a été consacré à la discussion des dispositions relatives au Sénat.
La pratique consistant à élargir la portée du dossier dans les affaires constitutionnelles soumises à cette Cour a commencé à l'occasion de pourvois antérieurs: voir Renvoi relatif à la Loi anti‑inflation, [1976] 2 R.C.S. 373 et, plus récemment, Re Loi de 1979 sur la location résidentielle, [1981] 1 R.C.S. 714. La pratique antérieure suivie en matière constitutionnelle devant cette Cour et devant le Conseil privé, en vertu de laquelle les documents historiques étaient exclus, a été largement critiquée dans les ouvrages de droit constitutionnel: voir, par exemple, Hogg, Constitution of Canada, p. 97. À l'occasion du présent pourvoi, la Cour a accepté ces documents historiques. Je n'ai pas jugé nécessaire d'y recourir pour interpréter l'art. 6. Par conséquent, je ne veux pas que l'on considère que ce pourvoi est déterminant, dans un sens ou dans l'autre, quant à la justesse de permettre que de tels documents soient versés au dossier dans le cadre du processus d'interprétation constitutionnelle.
Arrêts cités
- 38 O.R. (2d) 116 38 O.R. (2d) 116 ¶ 3
- 40 O.R. (2d) 481 40 O.R. (2d) 481 ¶ 4
- Edwards v. Attorney‑General for Canada A.C. 124 ¶ 10
- British Coal Corporation v. The King A.C. 500 ¶ 10
- Curr v. The Queen item-2704-1972-05-01 ¶ 10
- Attorney-General for Canada v. Jackson scr-1946-489 ¶ 16, ¶ 17, ¶ 18, ¶ 21
- Brody, Dansky, Rubin v. The Queen scr-1962-681 ¶ 18
- Johnson v. R. item-5421-1973-10-02 ¶ 18
- Cour d'appel a mentionné l'arrêt Director of Public Prosecutions v. Schildkamp A.C. 1 ¶ 19, ¶ 20
- La Reine La Reine ¶ 30
- Re: Authority of Parliament in relation to the Upper House item-5637-1979-12-21 ¶ 32
- Re: Anti-Inflation Act item-2696-1976-07-12 ¶ 32
- Re Residential Tenancies Act item-2515-1981-05-28 ¶ 32
Lois et règlements cités
-
Charte canadienne des droits et libertés ¶ 1, ¶ 2, ¶ 3, ¶ 4, ¶ 5, ¶ 6, ¶ 9, ¶ 10, ¶ 11, ¶ 14, ¶ 15, ¶ 20, ¶ 22, ¶ 23, ¶ 27, ¶ 30, ¶ 31, ¶ 32, ¶ 34, ¶ 35
- art. 6(2)(b) ¶ 3, ¶ 5
- al. 28c) ¶ 3, ¶ 5, ¶ 9, ¶ 34, ¶ 35
- art. 6(3) ¶ 3, ¶ 6, ¶ 30, ¶ 34
- art. 6(2)(a) ¶ 3
- art. 1 ¶ 3, ¶ 4, ¶ 5, ¶ 6, ¶ 34, ¶ 35
- art. 2 ¶ 4
- art. 52 ¶ 4
- art. 6 ¶ 4, ¶ 9, ¶ 14, ¶ 20, ¶ 29, ¶ 30, ¶ 32
- art. 6(2) ¶ 4, ¶ 14, ¶ 27
- art. 6(3)(a) ¶ 4
- art. 28 ¶ 9
- art. 9 ¶ 15
- art. 12 ¶ 15
- art. 13 ¶ 15
- art. 8 ¶ 27
-
Citations non résolues
- alinéa 28c) ¶ 1, ¶ 8
- al. 28c) ¶ 1, ¶ 3, ¶ 4, ¶ 33
- al. 6(2)a) ¶ 4
- al. 6(2)b) ¶ 5, ¶ 28, ¶ 30, ¶ 31, ¶ 33
- par. 2(1) de la Loi sur l'immigration ¶ 5
- 18(1) ¶ 5
- al. b) ¶ 5, ¶ 7, ¶ 14, ¶ 26, ¶ 27, ¶ 29, ¶ 30, ¶ 33
- al. (3)a) ¶ 5
- (2) ¶ 5, ¶ 9, ¶ 14, ¶ 25, ¶ 26, ¶ 28
- (3) ¶ 5, ¶ 9, ¶ 25
- al. a) ¶ 7, ¶ 14, ¶ 26, ¶ 27, ¶ 29, ¶ 33
- b) ¶ 7, ¶ 14, ¶ 26, ¶ 27, ¶ 29
- s (2) ¶ 9
- la Constitution ¶ 10, ¶ 11, ¶ 12, ¶ 13
- (4) ¶ 14, ¶ 25
- al. (2)b) ¶ 14
- alinéa b) ¶ 14, ¶ 27, ¶ 33
- art. 51 de la Loi de la cour de l'échiquier ¶ 16
- 6(2) ¶ 24, ¶ 26, ¶ 28
- (1) ¶ 25, ¶ 28
- alinéa (3)a) ¶ 25
- al. (3)b) ¶ 25
- alinéa a) ¶ 26
- 6(3) ¶ 26, ¶ 28
- al. (2)a) ¶ 28
- al. 6(3)a) ¶ 28, ¶ 29